L'oeil le plus grand de la création?

6 Oct 2016

| D'après

 

Bien comprendre comment le cheval voit son environnement peut rendre des services et aider le cavalier à comprendre certaines de ses réactions. Voici une petite synthèse d’articles, qui rappelle certaines caractéristiques fondamentales de la vision du cheval.

 

Le cheval est un proie, son œil lui sert à repérer les prédateurs et l’aide à fuir. La communication visuelle entre congénères est aussi fondamentale pour le cheval. Les chevaux sont en fait de grands observateurs ! 

 

L’œil du cheval est l’un des plus grands parmi ceux des animaux terrestres (plus gros que celui de l’éléphant !). Sa position latérale (et non frontale comme chez l’homme) et sa pupille horizontale lui procure une vision panoramique : son champ visuel est d'environ 340°.

 

Par contre, son champ visuel comporte des angles morts : le cheval ne voit pas sa croupe et entre les yeux. 

 

La zone de vision monoculaire est celle qui n’est vue que par un œil; elle est plus large et moins précise.

 

La zone de vision binoculaire est celle qui utilise les deux yeux ; elle est précise et permet au cheval d’apprécier la profondeur. Le cheval associe souvent sa vision binoculaire avec un mouvement de ses oreilles vers l’avant : il observe alors attentivement. Cette vision binoculaire est beaucoup plus large chez le cavalier. 

 

Le cheval ne voit donc pas le bout de son nez et lorsqu’on lui présente de la nourriture dans la main, ce sont ses vibrisses (poils du bout du nez) qui lui permettent de la tester. Le poulain peut aussi mordiller pour gouter ce qu’il ne voit pas..

 

Les mouvements de la tête aussi bien verticaux que latéraux permettent au cheval d’élargir son champ de vision et sont souvent essentiels à sa sécurité et à celle du cavalier. Quand le cheval baisse la tête, son champ visuel suit le mouvement. Dans le cas d’un cheval encapuchonné, son champ de vision se limite à ses pieds !

 

Lorsque le cheval broute, l’herbe est dans son champ de vision binoculaire (précise). En revanche, il ne voit plus au-delà ce qui l’oblige à relever la tête pour inspecter son environnement.

 

L’accommodation (habilité a mettre au point sur un objet proche par déformation du cristallin) est un phénomène assez limité chez le cheval. Bien souvent, le cheval ‘fait le point’ en changeant la position de sa tête pour amener les objets proches dans le plan de netteté. Parfois, il aura donc besoin de baisser la tête pour identifier un objet.

 

Chez l‘homme il existe 3 types de cellules spécialisées dans la vision du rouge, du vert et du bleu (les cônes).

Par contre, chez le cheval, la perception des couleurs est dichromatique, donc limitée à la vision des tons bleus, jaunes et verts : le cheval ne perçoit pas le rouge. Sa vision est gris-vert.

 

Le cheval possède 20 fois plus de bâtonnets (vision de la lumière) que de cônes (vision des couleurs) et a donc une vision bien plus adaptée aux faibles luminosités, il voit dans la pénombre. En outre, comme chez le chat, il possède un tapetum lucidum c’est-à- dire une couche de cellules situées derrière la rétine qui réfléchissent la lumière et amplifient la vision nocturne.

 

Le cheval présente néanmoins une accommodation lente. Il met du temps à s’adapter aux changement de luminosité. Il a donc une aversion naturelle pour les zones mal éclairées ou les carrières qui ont une luminosité variable. Il a besoin de temps pour se rassurer lors des changements de luminosité.

 

Comme l’homme, les chevaux peuvent présenter des troubles de l’accommodation, tels que la myopie (le cheval voit « flou de loin ») ou au contraire l’hypermétropie. Ceci peut se traduire par une démarche hésitante, des oreilles particulièrement mobiles, des écarts inconsidérés, des mouvements excessifs des antérieurs, des difficultés à éviter les obstacles, des mouvements de têtes exagérés. Le cheval borgne présentera également des comportements particuliers pour optimiser l’utilisation de son œil sain. En liberté, il se déplace peu et prudemment.

 

Le cheval peut aussi être sujet à des maladies oculaires, la cataracte, la perte de la vision nocturne congénitale, l'uvéite récurrente équine, la maladies de la cornée ou le glaucome. En cas d’accident ou d’affection touchant l’œil de votre cheval, il est préférable de le placer dans un endroit assez sombre.

 

Un traumatisme oculaire se repère par un écoulement, une rougeur de la conjonctive. Le cheval maintient son œil fermé, fuit la lumière, se tient prostré dans un coin. Les atteintes peuvent être graves donc au moindre doute, il faut informer le vétérinaire.

 

Les affections oculaires étant souvent douloureuses, une contention adaptée doit être réalisée afin de pouvoir effectuer les soins efficacement et en sécurité.

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