Chevaux âgés et médecines douces

22 Oct 2016

| D'après

L’ostéopathie, l’acupuncture, la phytothérapie constituent de très bonnes approches qui peuvent apporter un réel confort aux chevaux âgés. Je viens de relire un article (cheval-savoir.com) sur l’apport des médecines dites douces ou alternatives pour les chevaux âgés, en voici une synthèse.

 

 

Le Dr Jean Servantie, vétérinaire ostéopathe et acupuncteur indique que « l’ostéopathie constitue une approche intéressante, précisément parce qu’elle permet une action progressive, non invasive et bien ciblée ». Il complète son propos en précisant que « l’acupuncture peut apporter au cheval d'âge un précieux rééquilibrage tout en évitant l'emploi systématique de médicaments ».

Et en effet, l’ostéopathie et l’acupuncture agissent par un renforcement de la vitalité et ce sont des approches holistiques qui abordent l’individu dans sa globalité. Et c’est cette vitalité générale, autant morale que physique, qui est atteinte chez les chevaux âgés.

 

Selon le Dr Jean Servantie, un cheval âgé est surtout un cheval ‘usé’ physiquement et psychologiquement et cette perte de vitalité n’est pas totalement corrélée à l’âge mais surtout aux conditions de vie du cheval (rythme de travail mais aussi soins prodigués, relations avec son entourage humain).  « Je suis persuadé que, lorsqu'elle est harmonieuse, la relation très intime qu'entretient un cheval avec son propriétaire ou son cavalier est un élément très positif, qui freine le vieillissement. ».

Bien que très efficaces et puissantes, ce sont des approches douces. Elles agissent par renforcement du potentiel vital de l’individu ; les risques de contrarier une fonction biologique sont quasiment nuls.

 

En ostéopathie, on distingue plusieurs approches, les approches structurelles par lesquelles l’ostéopathe mobilise les structures et en particulier les leviers articulaires des approches dites énergétiques, crânio-sacrée, tissulaires ou fluidiques par lesquelles le praticien intervient sur les mouvements beaucoup plus subtiles, notamment issus du MRP ou mouvement respiratoire primaire.

 

L’ostéopathie structurelle s’attache principalement à lever les restrictions de mouvements les plus importantes par la mobilisation des leviers articulaires dans le sens de la lésion ou dans le sens inverse, selon les cas. L’ostéopathe aura donc préalablement repéré ces restrictions pour lesquelles il adaptera la technique qui lui paraît la plus adaptée. Or certains chevaux peuvent avoir trouvé leur confort dans un schéma corporel adaptatif, issu d’une successions de compensations complexes, et d’autant plus complexe que le cheval sera âgé. Le praticien n’est donc jamais assuré d’emprunter le bon chemin thérapeutique. Selon le Dr Jean Servantie, « s'ils vivent bien avec leur problème, il ne faut pas chercher à y remédier, car en l'occurrence le mieux est l'ennemi du bien ». Pour ce qui concerne les techniques structurelles ciblées, cette affirmation est tout à fait adaptée, par contre il existe d’autres approches qui, bien que structurelles, abordent le patient dans la globalité ; ce sont les techniques globales ostéopathiques ou TGO qui m’apparaissent donc plus adaptée au cheval âgé.

 

 

Néanmoins, les approches énergétiques devront toujours être privilégiée avec les chevaux 
fragilisés. En effet, chaque ‘structure vivante’ (os, muscles, fascias, viscères, etc.) est animée de mouvements subtiles. Elle a non seulement son propre mouvement mais bouge aussi en synergie avec l’ensemble.. Par les approches énergétiques ou tissulaires, plus profondes et plus douces, l’ostéopathe est capable de ressentir l’amplitude et le rythme de ces micro mouvements et d’identifier les structures en restriction ou en rétention. Le praticien s’appuie totalement sur le potentiel d’auto-guérison du patient qui, d’une certaine manière, va ‘guider’ sa main. Et c’est l’un des principes fondamentaux de l’ostéopathie ; ‘seuls les tissus savent’ le chemin qu’ils doivent emprunter pour aller vers du mieux. Et en cela, cette approche énergétique est moins risquée pour le cheval âgé.

 

L’acupuncture et le shiatsu qui agissent sur les excès et déficits énergétiques du patient, rejoignent aussi ces techniques ostéopathiques. Selon Le Dr Servantie, « deux séances d’acupuncture par an -aux changements de saison- peuvent suffire ».

 

Il existe aussi de nombreux petits soins que le détenteur du cheval peut faire lui-même. Il s’agit notamment de massages, d’étirements, de pressions rythmées sur certains méridiens comme le 'méridien de la vessie'. En outre, « ces petits soins contribuent à tisser des liens avec le cheval, qui comprend très bien que l'on porte attention à son bien-être. Ceci rejoint la nécessité des notions de temps partagé, d'intimité, et j'ose même dire, d'amour, entre le cheval et son cavalier. C'est à la fois le prolongement et la base d'une équitation réussie... ». 

 

L'homéopathie est aussi une médecine douce et holistique qui aborde le patient dans sa globalité. Et comme le souligne le Dr Cathy Ferlaux, vétérinaire homéopathe, « l’homéopathie est particulièrement intéressante sur le cheval vieillissant. Plusieurs fonctions sont souvent défaillantes et les thérapeutiques lourdes allopathiques peuvent être mal supportées par le cheval et entraîner d’autres problèmes. L’homéopathie traite le cheval dans sa globalité en intégrant tous ces maux. Son gros avantage pour l’individu fragilisé est l’absence d’effets secondaires ». Elle a aussi un intérêt pour tout ce qui est allergies car, selon le Dr Cathy Ferlaux, « elle prend très étroitement en compte les notions de terrain et d'immunité individuelle. »

En outre, l’homéopathie est compatible avec les traitements nécessaires comme la vermifugation. Elle peut même aider un cheval âgé à supporter le vermifuge qui lui aussi, n’est pas anodin.

 

 

La phytothérapie (soins par les plantes) est aussi une médecine douce qui agit tant sur le bien être physique que psychologique. Selon le Dr Pierre May, vétérinaire ostéopathe et phytothérapeute, « le vieillissement et ses effets se font sentir notamment au niveau du système cardio-vasculaire, du système ostéo articulaire, du système immunitaire et du système endocrinien ». Au même titre que l’ostéo et l’homéopathie, la phytothérapie s’attaque à la source et non aux conséquences (ou symptômes) du problème. L’utilisation de plantes entières a aussi pour intérêt d’utiliser la plante dans son ensemble (et non des molécules actives isolées comme c’est le cas en médication allopathique) et c’est justement cette synergie de molécules actives qui donne aux traitements phyto toute leur puissance. C’est d’autant plus vrai pour les chevaux âgés qui souffrent souvent de problèmes associés.

Les huiles essentielles (aromathérapie) peuvent être administrées par voie orale, vaginale, rectale ou cutanée. L’intérêt de la voie cutanée est d’y associer le massage qui aura aussi des effets très bénéfiques sur le cheval âgé (revascularisation, détente musculaire, un effet aussi sur le renforcement du lien avec le détenteur, etc. ).

 

En complément d’une bonne hygiène de vie, l’ensemble de ces médecines douces, si elles sont judicieusement dosées et utilisées apportent donc indéniablement un mieux être aux chevaux fragilisés, déprimés ou souffrant de douleurs musculaires ou articulaires. Certaines ont aussi l’intérêt de pouvoir être suivies et mises en pratiques quotidiennement par les propriétaires soucieux du bien-être de leurs chevaux âgés.

 

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