Le bien-être du cheval de sport

11 May 2016

| D'après

Michel Robert est un cavalier international de CSO. Son équitation est fondée sur le respect et l'harmonie avec le cheval.. 

 

Sa vision du bien être : 

 

Les chevaux ne savent pas ce que l’on attend d’eux, combien ils ont été achetés, quelle carrière vous envisagez pour eux... Tout cela n'a pas de sens pour eux. En revanche, ils sont aussi inquiets que les cavaliers de ce qui va leur arriver. Lorsqu’ils changent d’écurie, ils quittent parfois un ami cheval ou humain. Eux aussi peuvent souffrir d’une séparation.

Aussi, je pense qu’il est important de se projeter dans la peau de nos chevaux. « Dans cette situation, qu’est-ce que je ferais, qu’est-ce que je ressentirais ? ».

Imaginez-vous somnolant tranquillement chez vous, quand tout à coup quelqu’un surgit sans prévenir, vous traîne sans ménagement hors de votre chambre, vous étrille, vous compresse le ventre, s’assoit brutalement sur votre dos, vous tord le cou à droite, à gauche et vous laboure les côtes à grands coups d’éperons... A votre avis, quelle serait votre réaction ?

Ces situations sont vécues tous les jours par une majorité de chevaux. « Après tout ce ne sont que des animaux ! » diront certains. Ce raisonnement très répandu en arrange plus d’un…

Je me souviens qu’à l’époque où je faisais du complet, un instructeur nous conseillait de monter les chevaux “sous l’emprise de la terreur”. Quelle belle perspective pour eux !

 
Bien sûr les temps ont changé, mais combien de cavaliers pensent encore que dès la sortie du box un cheval doit être soumis, la tête en place, obéissant comme une machine.

Trop de chevaux sont considérés comme des esclaves !

Pourtant, comme les humains, ils ont leur histoire, leurs besoins, un physique, un mental, un caractère... Certains chevaux ont besoin de jouer, d’autres de rigueur, de récompenses... ou même des trois à la fois au cours d’une même séance. L’important est de savoir en tenir compte afin qu’ils puissent s’épanouir et avoir du plaisir à travailler avec nous. Je pense qu’il est important de faire l’effort de comprendre ce qui peut leur manquer.

Le jeu, par exemple. Il n’est pas contre-indiqué, même s’agissant de notre sport. Personnellement, en début de travail, à la maison ou sur les paddocks, j’aime bien laisser mon cheval se distraire le nez au vent, goûter l’herbe, se gratter la tête sur les antérieurs ou faire quelques sauts de mouton. C’est important, à la fois pour libérer les raideurs physiques accumulées par les séjours prolongés en box, mais aussi pour son mental. Il faut permettre ces temps de liberté où le cheval pourra exprimer sa joie de vivre ou tout simplement ses envies du moment. Dans le respect bien sûr des règles de sécurité. Une fois que le cheval a goûté l’herbe, reniflé le nouvel objet sur la carrière, regardé à droite, à gauche, il est dans de bien meilleures dispositions pour se concentrer sur les demandes de son cavalier.

 

J’ajouterai que les chevaux savent très bien faire la différence entre les moments de distraction et les moments plus stricts de travail. Pourquoi ne pas remplacer, de temps à autre, une reprise de dressage par un gymkhana entre des quilles ou des barres ? Les chevaux aussi ont besoin de jouer et de “rigoler” un peu. Donner des carottes pour se donner bonne conscience, c’est bien. Mais plus de compréhension pour rendre la vie de votre cheval plus agréable, c’est encore mieux !

 

Pour aller plus loin, Michel Robert met à la disposition des cavaliers de tous niveaux ses 40 ans d’expérience d’homme de cheval, de coach et de compétiteur international : 

 

Horse Academy

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